Expérience des patients

Ce que les patients veulent vraiment savoir à l'urgence

Sondages, conversations et essais vont dans le même sens : à l'urgence, les gens posent surtout des questions sur l'état de leur visite et le déroulement. Où en suis-je? Qui s'occupe de moi? Que se passe-t-il ensuite, et combien de temps cela prend-il habituellement?

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Équipe EDFlow
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L'information prédit mieux la satisfaction que les minutes

L'étude la plus citée sur la satisfaction à l'urgence a suivi 1 631 patients. Ce qui prédisait la satisfaction, c'était la durée d'attente perçue, la qualité de l'information reçue et la courtoisie du personnel. Le temps d'attente réel, non.[1] Une revue systématique de 2025 a trouvé le même fil conducteur : l'information sur l'attente était toujours la plus demandée, et la satisfaction était plus élevée quand elle était donnée.[2]

Cela ne veut pas dire que le flux n'a pas d'importance; il en a. Mais l'expérience d'une attente dépend de ce que les gens savent pendant qu'ils attendent, et c'est quelque chose qu'un service peut changer dès aujourd'hui.

Ce que les patients ont dit aux chercheurs

Une évaluation des besoins centrée sur les patients (240 sondages et des groupes de discussion) a demandé ce que les patients veulent savoir sur l'attente à l'urgence.[3]

Ce que les patients disaient vouloir
RésultatProportion des patients
Voulaient voir les temps d'attente en salle d'attente90 %
Disaient que l'information les aiderait à organiser la garde des enfants, le travail et le transport86 %
Voulaient connaître l'attente avant d'arriver81 %
Disaient que l'information améliorerait leur satisfaction77 %
Voulaient savoir à quoi s'attendre pendant une visite typique67 %
Définissaient « l'attente » comme le temps entre l'arrivée et le médecin63 %
Seraient plus portés à partir s'ils voyaient une longue attente19 %

Deux résultats méritent l'attention. Les deux tiers voulaient savoir à quoi s'attendre pendant une visite typique : le déroulement, pas seulement l'horloge. Et une personne sur cinq disait qu'une longue attente affichée pourrait la faire partir; c'est pourquoi les estimations doivent venir avec des explications et un moyen de parler à une infirmière.

Ce qu'ils demandent vraiment

Une urgence qui offrait un service de clavardage aux patients et à leurs proches a constaté que les proches envoyaient plus de trois fois plus de messages que les patients (233 contre 72). L'attente était le premier sujet pour les deux, suivie des examens et du déroulement. Le personnel infirmier a répondu à 71 % des questions des proches sans faire appel à un médecin, et les proches qui n'étaient pas sur place trouvaient le service le plus utile.[4]

La plupart de ces questions portent sur l'état et le déroulement, et un système qui connaît déjà l'état peut y répondre automatiquement. Les conversations humaines restent alors pour ce que seuls les humains peuvent faire : expliquer les résultats, prendre des décisions et rassurer une personne qui a peur.

Quatre questions, dans l'ordre

Ces recherches deviennent une règle simple pour chaque écran patient de EDFlow : répondre à quatre questions, dans cet ordre.

  1. Où en suis-je dans ma visite? L'étape, en mots simples, avec ce qui suit habituellement.
  2. Qui s'occupe de moi? Les noms et les rôles de l'équipe soignante, mis à jour à la relève.
  3. Que se passe-t-il maintenant? Les examens en cours présentés comme un processus (demandé, prélevé, au laboratoire, arrivé), chacun avec un délai habituel pour cette heure.
  4. Que puis-je faire? Des tâches comme remettre un échantillon à l'infirmière, et des demandes (de l'eau, une couverture, de l'aide pour aller aux toilettes, un interprète) qui atteignent la bonne personne et indiquent quand elles sont vues.

Tout le reste vient ensuite. Et chaque écran garde en vue une voie qui ne dépend pas du téléphone : si vous vous sentez plus mal, avisez un membre du personnel en personne, maintenant.

Écrit pour le pire moment

On lit ces écrans en ayant mal, fatigué, inquiet ou dans une deuxième langue. Environ 60 % des adultes canadiens n'ont pas le niveau de littératie en santé nécessaire pour gérer l'information sur la santé.[5] Dans une étude, 78 % des patients de l'urgence avaient mal compris au moins une partie de leurs soins ou de leurs consignes de congé, et la plupart ne s'en rendaient pas compte.[6] Dans une urgence canadienne, 36,5 % des patients avaient une barrière linguistique, et quand il y avait interprétation, c'était le plus souvent un proche qui la faisait.[7]

  • Un langage simple, de niveau 6e à 8e année, avec une icône et un libellé pour chaque action.
  • Le français et l'anglais à parité, offerts activement, avec des messages de sécurité dans d'autres langues.
  • Une demande « J'ai besoin d'un interprète » qui atteint le personnel, plutôt que de compter sur les proches.
  • Du texte qui peut grossir jusqu'à 200 %, la prise en charge des lecteurs d'écran et aucune phrase tronquée.

Questions fréquentes

Sur quoi les patients de l'urgence posent-ils le plus de questions?

L'attente. Dans un service de clavardage d'une urgence, c'était le premier sujet des patients comme des proches, devant les examens et le fonctionnement du service.[4]

Que devrait montrer une application de l'urgence destinée aux patients?

L'état et le déroulement : où ils en sont, qui s'occupe d'eux, quelle est la prochaine étape et combien de temps elle prend habituellement, et ce qu'ils peuvent faire en attendant. Les résultats et les décisions cliniques relèvent d'une conversation avec l'équipe soignante.

Sources

  1. [1]Effects of actual waiting time, perceived waiting time, information delivery, and expressive quality on patient satisfaction in the emergency department (s'ouvre dans un nouvel onglet) · Annals of Emergency Medicine, 1996
  2. [2]Factors Affecting Patient Satisfaction in the Emergency Department: A Systematic Review (s'ouvre dans un nouvel onglet) · PubMed Central, 2025
  3. [3]Availability of Emergency Department Wait Times Information: A Patient-Centered Needs Assessment (s'ouvre dans un nouvel onglet) · PubMed Central, 2021
  4. [4]A trial of a chat service for patients and their family members in an emergency department (s'ouvre dans un nouvel onglet) · BMC Health Services Research, 2024
  5. [5]Health Literacy in Canada: A Healthy Understanding (s'ouvre dans un nouvel onglet) · Canadian Council on Learning, 2008
  6. [6]Patient comprehension of emergency department care and instructions: are patients aware of when they do not understand? (s'ouvre dans un nouvel onglet) · Annals of Emergency Medicine, 2009
  7. [7]Interpretation Services in a Canadian Emergency Department: How Often Are They Utilized for Patients With Limited English Proficiency? (s'ouvre dans un nouvel onglet) · PubMed Central

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